Volaille

Veranda Aviary en pratique : Un entrepreneuriat durable

5 min de lecture publié sur 28 avril 2021
Veranda

René et Jolanda van Doren ont une entreprise familiale qui compte 60 000 poulets de chair parentaux à Zélande (Pays-Bas). Malgré l’emploi d’une personne à temps plein, leurs enfants aiment encore travailler dans l’entreprise de temps en temps. Outre son travail dans l’élevage de volailles, René est également pompier volontaire. Il fait aussi partie du comité de rédaction du magazine Bravo. Son épouse Jolanda est membre du conseil d’ABZ Diervoeding.

Un peu d’histoire 

« Dans les années 1960, mon père avait une entreprise à Boekel avec quelques 7 500 poulets de chair parentaux », explique René van Doren, attablé dans sa cuisine. Deux des trois fils sont à leur tour devenus éleveurs. Mon frère Jan élève des poules pondeuses tandis que j’élève des porcs à Zélande. Quand Jan a décidé de démissionner, Jolanda et moi avons repris toute l’entreprise en 1994. Comme le site de Boekel était trop petit pour l’étendre et que la distance entre Boekel et Zélande était trop importante, nous avons décidé de déménager les deux poulaillers à Zélande. Comme deux entreprises nous demandaient trop de travail et que l’intérêt pour la volaille était plus marqué, nous avons cédé la branche des poulets de chair en 2002 et avons commencé à nous spécialiser entièrement dans l’« élevage de poulets de chair parentaux ». 

Veranda Aviary 

« Ce qui fait la particularité de notre entreprise, c’est que nous avons choisi dès le départ le système Veranda Aviary. Je me souviens de ma première visite dans un élevage équipé d’une véranda, j’ai tout de suite été impressionné », explique René. « J’ai immédiatement vu les avantages et les possibilités de ce système de poulailler. Bien sûr, au début, nous avons rencontré quelques problèmes de débutant. Les résultats escomptés étaient particulièrement ambitieux, mais entre-temps nous avons obtenu de bons résultats avec la véranda pendant 20 ans. Cumulés, les résultats sont supérieurs à 85 % depuis des années. Lorsque, en 2013, le système Veranda n’était plus conforme à la réglementation en matière de bien-être animal, nous avons développé la « Véranda 2.0 », comme je l’appelle, en collaboration avec Vencomatic. Nous avons remplacé l’ancien stock et ajouté un troisième poulailler, ce qui nous a permis de garder 60 000 poulets de chair parentaux ». 

La Véranda est un système de poulailler collectif. Les poules et les coqs sont hébergés par groupes d’environ 1 500. Dans le poulailler, les poules sont logées à différents niveaux. Tous les niveaux sont équipés de tapis à fientes, que l’on retourne tous les jours. Chaque groupe a accès à l’eau, à la nourriture, aux pondoirs et à des installations de grattage. Les volailles ont accès à une zone de grattage située au-dessus du pondoir, dans laquelle elles peuvent gratter et prendre un bain de poussière. De l’air frais à 20 °C est toujours diffusé au niveau des volailles. Lorsque les animaux ont fini de se nourrir, le système d’alimentation est relevé afin que les animaux bénéficient d’un plus grand espace de vie. » 

« Il est extrêmement agréable et facile de travailler avec le système Veranda », ajoute Jolanda. René et notre employé à temps plein, Dawid, travaillent ensemble dans   le bâtiment. J’aide à ramasser les œufs et je gère toute la paperasse financière ». 

En mouvement permanent 

« Nous sommes une entreprise progressiste et innovante, qui évolue constamment. Notre objectif est de fournir des œufs à couver de haute qualité, en accordant une attention particulière à la durabilité, à l’environnement et au bien-être des animaux », déclare René. Par exemple, nous travaillons avec Vencomatic et ABZ Diervoeding sur le développement d’innovations. Nous testons notamment différents types d’éclairage, de grilles et de substrats de pondoirs et nous menons des essais pour améliorer les résultats. À l’heure actuelle, nous réalisons des essais avec l’ionisation et, en collaboration avec Kuijpers Techniek, nous développons un chariot de pulvérisation pour gérer le problème des pucerons entre les tapis à fientes et les grilles. Les premiers résultats semblent prometteurs. » 

Bien sûr, nous ne perdons pas de vue le prix de revient. Sans un prix de revient bas, nous ne pouvons pas exister sur le marché mondial », explique René. Le système Veranda, associé au tunnel de séchage, nous permet de ne pas avoir à supporter de coûts liés aux fientes, au chauffage et à la sciure de bois. Nous disposons également de notre propre source d’approvisionnement en eau et nous produisons notre énergie grâce à des panneaux solaires. De plus, tous les bâtiments sont équipés d’un éclairage LED. De ce fait, nos coûts en eau et en énergie sont relativement faibles. Notre entreprise a la note d’hygiène la plus élevée qui soit et nous n’utilisons pas d’antibiotiques. C’est indispensable si vous exportez la quasi-totalité de votre production d’œufs ». 

Sur le plan environnemental, mais aussi pour le bien-être animal, nous avons investi dans un tunnel de séchage. Les fientes sont une source de maladie et de souffrance et doivent être retirées du poulailler dès que possible. Au moment où elles sont retirées   du bâtiment, les fientes ont une teneur en matières sèches de 55 %. Dans le tunnel de séchage, la fiente est séchée au-delà de 80 % avec l’air chaud puisé dans la grange. Cela permet d’obtenir un produit valorisable qui est vendu à un transformateur. Celui-ci transforme la fiente en granulés qui sont ensuite exportés ». 

Un climat optimal pour le bien-être des animaux 

Dans la grange, René et Jolanda bénéficient d’une importante réduction de l’ammoniac. De l’air frais est diffusé au niveau des animaux par l’échangeur de chaleur. Les fientes sont retirées de la grange deux fois par jour. C’est ce qui explique les bons résultats et le climat optimal qui règne dans le poulailler. Un avantage supplémentaire est que vous ne sentez pas d’odeur d’ammoniac. Nous ne ventilons que la moitié de l’air dans une grange à un seul étage », explique René. Cela permet de mieux conserver la chaleur dans la grange ». 

Grâce à la chaleur produite par les animaux eux-mêmes et par l’échangeur de chaleur, il n’est pas nécessaire de chauffer le poulailler. En été, nous utilisons le refroidissement par pulvérisation au niveau des vannes d’admission », explique René. Nous pouvons baisser la température de 3 à 4 degrés. De cette façon, nous ne souffrons pas d’une baisse de la production ou d’une défaillance due au stress thermique ». 

À l’heure actuelle, l’entreprise de la famille Van Doren respecte les directives sur l’ammoniac définies par la province pour 2028. Ils ont d’ores et déjà atteint une réduction de 70 % des particules. Ils respectent aussi largement l’ordonnance sur le bien-être animal. La qualité élevée des œufs à couver entraîne un faible taux d’abandon au cours de la première semaine de vie pour les poulets de chair. 

Sécurité contre l’incendie 

Compte tenu de mon engagement auprès des pompiers volontaires, la sécurité incendie est inextricablement liée à notre entreprise. Un feu de   bâtiment est un événement terrible quand cela vous arrive, et c’est très mauvais pour l’image du secteur. René et Jolanda en ont tenu compte lors de la construction dans le choix des matériaux. La grange est constituée de plusieurs compartiments équipés de détecteurs de fumée et d’un bon système d’extinction et d’approvisionnement en eau. Toutes les armoires électriques sont suspendues dans un seul compartiment, dans un local technique séparé. Dans la grange, des capteurs sonnent l’alarme en cas de fluctuation de température trop importante. René souligne l’importance d’un bon entretien. La première cause des incendies de poulailler est le court-circuit, suivie du défaut d’entretien. Il est important d’en être conscient pour prévenir ce risque », dit-il. En bref : veillez à ce que votre grange soit en ordre et bien entretenue. 

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Texte : ABZ Animal Nutrition 

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Publié par

Edwin Vlems
Edwin Vlems est responsable marketing chez Vencomatic Group

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